§
Dimanche 27 décembre
2009
Présentation des textes de la
Parole de Dieu du 27 décembre 2009-12-27
Première lecture : Sirac le Sage 3,2-6,12-14
Ecrit deux siècles avant
Jésus par un juif éclairé ce texte nous livre sa vision de la famille. Cet homme
est un « sage », un homme dont la réflexion part avant tout de
l’expérience, mais d’une expérience marquée par la civilisation ambiante de son
temps. Alors le père de famille est un absolu dont les enfants doivent assurer
le prolongement, non seulement en donnant un jour la vie à d’autres enfants,
mais surtout par la qualité de fils animé d’un grand respect pour ses parents
devenus vieux. Et il doit humblement et fidèlement suivre leurs conseils, car
cela lui garantit une vie assurée.
Ecoutons avec attention cette
parole de Dieu.
Deuxième lecture : Saint Paul
aux Colossiens 3,12-21
Dans ce texte, Paul ne limite pas
la réussite d’une vie à la vie familiale. Il élargit à la dimension de l’Eglise
universelle. C’est donc une conception large des relations entres les personnes
qui décrit ce que doit être la famille chrétienne.
Alors, la soumission de l’enfant à
ses parents appelle en contrepartie le respect des parents envers celui-ci. Les
droits des parents appellent les droits de l’enfant et les devoirs de l’enfant
envers ses parents appellent les devoirs des parents envers celui-ci.
Paul nous montre que pour grandir
ensemble selon le désir de Dieu il faut apprendre à s’éduquer ensemble à la
tendresse, à la bonté, à la douceur…
Ecoutons ce que nous dit l’apôtre
Paul
Evangile de Luc 2, 41-52
Deux jours après la rencontre à
l’étable de Bèthléem, ce qui veut dire la Maison du
pain, nous voici transporté au temple, ce qui est la Maisons de la Prière et de
la rencontre avec Dieu, Maison aussi de l’enseignement de la Loi.
Dans ces deux lieux nous
retrouvons les mêmes personnes : dans l’étable, ils sont trois :
Marie, Joseph et l’Enfant. Au Temple, ils sont trois, les docteurs de la Loi
qui enseignent, Jésus, et les parents de Jésus.
Dans l’étable, l’émerveillement
ouvre à la contemplation et au silence intérieur, là où se fait entendre la
voix de Dieu. Au Temple l’inquiétude s’exprime dans un dialogue bien humain où
l’on pourrait croire que les reproches des parents ç l’enfant sont comme une
sanction de son égarement, en même temps que la réponse du Fils semble devoir
être un étonnement de leur incompréhension. Tout cela est bien humain et bien
de chez nous encore aujourd’hui.
Mais ce jour-là, au Temple, Jésus
rencontre le Père qui va l’envoyé en mission dans quelques années. Et la
préparation à cette mission passe par l’apprentissage de la loi, en fidélité à
la Grande Tradition du peuple quelque Jésus appartient. Là Jésus apprend que
pour être un jour aux affaires de ses frères les hommes, il lui faut d’abord
être aux affaires de son Père, car c’es de Lui qu’Il reçoit la mission de
révéler l’amour au-delà de toutes frontières. L’incompréhension de Marie, ici,
comme à l’Incarnation ou à la Croix, se traduit par l’obéissance de Marie à La
Parole de Dieu « qu’il soit fait selon ta Parole, à l’annonciation »,
et « sa mère gardait tous ces évènements dans son cœur », ici au
temple. Quant au pied de la Croix, Marie est là dans le silence…
Il aura fallu trois jours de
marche pour retrouver Jésus au temple…IL faudra trois jours d’attente
d’inquiétude, de peur pour voir la porte du jardin de la résurrection
s’ouvrir sur le visage de lumière de Jésus vivant.
Pour Dieu, le temps ne compte
pas ; Le plus important c’est d’être là au rendez-vous de sa présence, à
l’écoute de sa Parole.
La fête de la Sainte Famille
invite toutes nos familles à répondre à l’appel à ces deux rendez-vous, dans le
quotidien de nos relations…
Tournons nos cœurs vers la Sainte
Famille pour prier Dieu notre Père :
Dieu de toute bonté,
Tu mets sur le chemin
de
notre vie quotidienne
Marie qui donne la
vie,
Joseph qui accueille
cette vie
Et Jésus qui s’ouvre à
la vie.
Nous te rendons grâce
pour
cette famille unique,
Reflet de ta sainteté
Et présence réelle de
ton amour.
Avec elle nous
apprenons
A recevoir chaque
événement
Comme un don de ta
grâce.
Avec elle, nous
marchons dans la foi.
Avec elle, nous
apprenons à contempler
Ton visage de Père,
Dans la lumière de ton
Fils
Venu pour nous sauver
En accomplissant ta
sainte volonté.
Père, notre Dieu
créateur,
Garde-nous dans la
fidélité
A notre vocation de
communion
Les uns avec les
autres.
Protège toutes nos
familles.
Viens en aide à celles
qui souffrent
Et rends chacun de
nous
Attentifs aux plus
petits,
Aux malades,
A ceux et celles que la
séparation
Enferment dans le
doute, la peur, la nuit.
En ce dimanche de la
Sainte Famille ,
Père, envoie ta
bénédiction de tendresse
Comme une pluie de
bonté, de miséricorde,
De joie et de paix.
Amen !
Frère Henri
§
DIMANCHE 3 JANVIER 2010
***
EPIPHANIE
DU SEIGNEUR
Epiphanie veut dire manifestation de Dieu, dans la
fragilité d’un Enfant Fils de notre Dieu Père éternel et créateur, Messie du
peuple de Dieu, vrai Dieu annoncé aux païens, et, face à Hérode, Roi des
nations.
Toutes les
manifestations de Dieu à son peuple sont une admirable pédagogie divine
pour nous conduire au message de Noël par des signes adaptés à chacun :
aux bergers par une crèche, aux mages par une étoile, aux
Docteurs de la Loi par l’Ecriture, à Hérode lui-même par des savants venus
d’Orient.
Tous ces hommes sont pour nous la figure
de l’immense multitude humaine en quête de lumière, de sens de
A l’instant où je commence à écrire ce
texte, un appel me fait descendre pour ouvrir
Il
y a toujours une étoile qui ce cache au fond du cœur de chacun de nous…A nous
de l’allumer au feu de la rencontre, de l’accueil et de l’amour !
Au-delà des couronnes où se cachent des
fèves pour les futurs rois, « Il y a une étoile dans le cœur de chaque
homme. Dieu a mis cette étoile et Jésus s’est fait homme ».
En nos jours, tant et tant de personnes
cherchent la bonne étoile, jusqu’à s’en aller puiser dans les horoscopes ou les
cartes de voyances …Mais ces chemins ne peuvent pas conduire au bonheur, sinon
un bonheur éphémère !
Chercher l’Etoile dans le ciel de
nos obscurs détours, être attentifs à sa lumière qui indique le chemin de la
rencontre et celui de la vie…découvrir enfin que
Comme nous comprenons que Dieu se
manifeste à nous dans l’Enfant, son Fils, nous restons là en silence, à
regarder le visage du Seigneur. Nous entendons en notre cœur la voix de Dieu
nous dire son amour. Nous accueillons le message qu’Il nous confie
et la
mission qu’Il nous donne : voir Dieu et le donner à voir, aux
autres.
Voir Dieu dans la fragilité d’un
enfant ? C’est bouleversant. La liturgie arménienne exprime cette
réalité : « Aujourd’hui
l’Invisible apparaît. Celui qu’on ne voit pas se fait voir, afin de faire de
nous des voyants.» Et St. Irénée de rajouter : « La gloire de Dieu c’est la vie de l’homme,
et vivre pour l’homme c’est voir Dieu. » Comme il nous faut apprendre
à voir Dieu avec les yeux illuminés du cœur ! Lorsque l’on aime quelqu’un,
même absent, on le voit en son cœur ! Dieu présent en chacun de nous, se
laisse voir comme un Père, non pour que nous l’enfermions en nous comme dans un
ghetto « lui et nous », mais pour que nous le portions aux
autres : c’est la mission qu’il nous confie !
L’Enfant devant lequel les mages
s’inclinent est pour tous. Les Mages symbolisent tous les peuples en quête de
Dieu…Alors, libérons Dieu de nos frontières !...
Ne nous satisfaisons pas de nos
rencontres dominicales « entre nous ».
Dans nos rues, dans nos villages, dans notre travail, dans
nos familles
il y en a tant qui cherchent et qui
attendent.
Un acte de foi de notre part est
nécessaire, pour nous mettre sur le chemin de la sortie de nous-mêmes, pour
aller vers les autres. Certes rien n’est facile dans ce domaine. Mais nous
ne sommes pas seuls. Comme l’Etoile a précédé les mages en les guidant
jusqu’à l’étable, l’Esprit Saint nous précède, nous guide, nous donne la force de
passer les frontières de notre timidité, de notre peur. L’audace trouve sa
force dans l’accueil du message de Jésus :
« Allez, je suis avec vous jusqu’à la fin des temps,
n’ayez pas peur ! »
Redemandons sans cesse à Dieu de nous
donner des yeux d’apôtres, des yeux d’Epiphanie.
Frère Henri
ET
MAINTENANT, ENTRONS DANS LA PRIERE…
« Que la clarté d’en haut,
Seigneur, nous dirige en tous temps et en tous lieux,
Et puisque tu nous fais communier à ce
mystère,
Puissions-nous désormais le
pénétrer d’un regard pur
Et l’accueillir dans un cœur plus
aimant. »
« Nous te rendons grâce, Dieu
de toutes les nations :
Une étoile, jadis,
a conduit
vers la crèche des étrangers en quête du Messie ;
L’Esprit, aujourd’hui, nous révèle
son mystère ;
Au dernier jour,
Une lumière éclatante attirera
tous les peuples vers la cité du Dieu vivant. »
« Aujourd’hui, Seigneur,
Tu as révélé ton Fils Unique aux
nations, grâce à l’Etoile qui les guidait ;
Daigne nous accorder, à nous qui te
connaissons déjà par la foi,
D’être conduits jusqu’à la claire
vision de ta splendeur. »
Sainte année à tous et à chacun
avec ma prière fraternelle :
Que l’Etoile de la foi vous guide
Jusqu’au don de vous-mêmes aux
autres,
Dans la lumière de
l’Espérance !
Frère Henri
§
DIMANCHE 10 JANVIER 2010
*** Frère Henri
Voici
l’aube d’une nouvelle année qui annonce les jours à venir. Dans l’écoute de la
Parole de Dieu, nous entendons :
«Les temps nouveaux sont
accomplis, Jésus-Christ va revenir ».
Il
vient ! Il est là au milieu de nous, et nos yeux sont parfois empêchés de
le reconnaître. Comme le dit Jean le Baptiste :
« Il y a parmi vous quelqu’un
que vous ne connaissez pas ».
Annoncé par le prophète Isaïe
(40,1-5.9-11), on voit, au milieu de la foule qui se presse sur les bords du
Jourdain pour recevoir le baptême de conversion, donné par le Baptiste – Jésus
- ultime manifestation du salut de Dieu.
« Comme un berger, il conduit
son troupeau : son bras rassemble les agneaux,
il les porte sur son
cœur, et il prend soin des brebis qui allaitent leurs petits ».
Voici le
Seigneur et Sauveur, sur les bords du Jourdain. Comme les autres, Il vient
d’être baptisé par Jean et Il est en prière. De sa prière, va jaillir la
révélation de ce qu’Il est, par la voix de l’Esprit qui fait entendre la voix
du Père :
« C’est toi mon Fils ;
moi, aujourd’hui je t’ai engendré ».
Né de
Marie, Jésus « renaît » du Père en ce jour, à la veille de son
départ en mission. Alors nous rendons grâce à notre Dieu Père qui, par
son Esprit Saint, a consacré Jésus Prophète et Messie.
En Jésus,
Dieu manifeste sa bonté et sa tendresse pour les hommes. Il nous a sauvés
dans sa miséricorde.
Et depuis,
chaque baptisé est reconnu comme fils de Dieu, frère de Jésus. Chaque baptisé
reçoit mission de vivre à la manière du Christ Sauveur, serviteur de ses
frères, dans l’accomplissement de la volonté de son Père.
Mais
comment réaliser tout cela dans nos vies quotidiennes tellement sollicitées par
de multiples occupations ou préoccupations ?
La Parole
de Dieu de ce jour nous ouvre des chemins de réponses concrètes :
* selon le
prophète Isaïe, invitation à dégager de nos cœurs tout ce qui encombre et peut
empêcher de voir l’essentiel qui est d’AIMER… c’est
un appel à une permanente conversion.
* selon Saint Paul « c’est la grâce de Dieu qui nous
apprend à rejeter le péché et les passions d’ici bas, pour vivre dans
le monde présent en hommes raisonnables, justes et religieux… »
* à la suite du baptême de Jésus, et conduits
par l’Esprit Saint, nous saurons trouver et prendre les chemins
de la prière, de l’amour des autres, du pardon, de la communion, selon
les circonstances de la vie de chaque jour…
Le baptême
de Jésus nous dit tout l’amour du Père pour son Fils, tout l’amour de Dieu pour
nous. « Au cours de notre vie, nous avons pu connaître des personnes qui
nous ont éveillés au meilleur de nous-mêmes, en nous révélant l’amour ».
Pour ceux là, nous rendons grâce à Dieu. Nous avons peut-être rencontré
d’autres personnes qui nous ont « dégradés ». Pour ces personnes,
nous prions Dieu de les rencontrer et de les bénir de sa tendre
miséricorde !
Comme
Jésus s’est laissé conduire par l’Esprit tout au long de sa vie, laissons-nous
saisir par ce même Esprit Saint qui fait de nous des Fils de Dieu.
Alors nous
serons dans la joie de chanter :
« Un seul Seigneur, une seule
foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père ».
Et maintenant entrons dans la
prière avec un chant :
PAR LE BAPTÊME DE RENAISSANCE
(Paroles : Michel Scouarnec. Musique Jo Akepsimas.
I 296)
***
1-Par le
baptême de renaissance Dieu nous donne un pays (bis)
Justice et tendresse y prennent
leur source de lumière.
Par le baptême de renaissance Dieu
nous donne un pays.
2-Par le
baptême de renaissance Dieu nous donne son nom (bis)
Amour et pardon s’écrivent sur
toutes nos frontières.
Par le baptême de renaissance Dieu
nous donne son nom.
3-Par le
baptême de renaissance Dieu nous donne une croix (bis)
Un cœur transpercé relève et
guérit nos cœurs de pierre.
Par le baptême de renaissance Dieu
nous donne une croix.
4-Par le
baptême de renaissance Dieu nous ouvre un festin (bis)
Sa table dressée invite les
peuples de la terre.
Par le baptême de renaissance Dieu
nous ouvre un festin.
Nous croyons que le Fils de Dieu
s’est fait homme pour que nous devenions fils de Dieu.
Le Christ s’est fait notre frère,
pour que nous devenions unis comme des frères.
Juste avant Noël, j’ai eu la joie
de voir le spectacle du Puy du Fou « le Mystère de Noël ».
Plus qu’un grand spectacle, c’est
comme une liturgie qui se termine avec le texte de Saint Paul :
« Frères, en Jésus Christ,
vous êtes tous fils de Dieu par la foi.
En effet, vous tous que le baptême
a unis au Christ, vous avez revêtu le Christ, »
Et voici le texte qui termine le
spectacle :
« Il n’y plus ni Juif, ni païen,
Il n’y a plus ni esclave, ni homme
libre,
Il n’y a plus l’homme et la femme,
Car tous, vous ne faites plus qu’un
dans le Christ Jésus ».
Frère Henri
§
DIMANCHE 17 JANVIER 2010
***
« Ils n’ont plus de
vin »
(St Jean 2,1-11)
L’évangile
de ce dimanche nous conduit à Cana. Jésus et sa mère sont là, invités à un
mariage. C’est la fête.
Mais en cet
instant où nous allons lire ce texte de la Parole de Dieu, voilà que
l’actualité nous fait entendre la parole de ceux et celles qui sont dans la
tourmente de la tragédie d’Haïti.
L’évangile
nous dit « Ils n’ont plus de vin ». L’actualité dramatique d’Haïti
nous fait entendre « ils n’ont même pas d’eau ! ». Quel
contraste ! Et comment accueillir la
Parole de Dieu si nous ne recevons pas d’abord la parole de ce peuple en
détresse ?
Une réponse
se trouve peut-être dans l’attitude de Marie,
qui est là, témoin de l’embarras des jeunes mariés qui constatent qu’on va
manquer de vin. Marie est au cœur d’une réalité, celle du manque. Elle regarde,
elle est attentive et discrète, certes, mais elle
va agir : « Sa mère dit aux serviteurs : « Faites
tout ce qu’il vous dira ». Et nous connaissons
Les jarres
de l’espérance, à Haïti, commencent à se remplir grâce aux serviteurs des
nations qui portent secours. Dans l’évangile, comme dans la vie, les médiateurs sont les acteurs de la
générosité, de l’entraide, du soutien, de l’espérance en la vie.
Qui sont ces médiateurs
d’aujourd’hui ? Chacun de nous peut
le devenir, à la mesure de sa
générosité, de son soutien, de sa présence… de sa prière, car nous prions
tous pour que les efforts des organisations internationales ne soient pas
vains. Nous pouvons aussi participer de chez nous, financièrement. Chacun est appelé à verser dans les jarres
de l’espérance de vie en Haïti un peu de son bien. Les médias nous
indiquent comment faire.
Ainsi, en ce
dimanche, l’évangile des Noces de Cana prendra tout son sens, en regardant Marie et en retenant
ses attitudes :
+ Elle est présente
à la vie des autres, à leurs joies et à leurs peines.
+ Elle est attentive
aux besoins des autres.
+ Elle est audacieuse
dans sa demande à son Fils.
+ Elle sait faire appel
à la solidarité, en sollicitant l’aide des serviteurs.
+ Elle aime, elle croit, elle espère.
Demandons à Marie de nous aider à ne pas avoir peur de la
réalité de la vie.
Qu’elle mette en nos cœurs et dans nos actions la foi active
qui l’anime,
Qu’elle nous donne l’espérance confiante qui la rend
audacieuse.
Qu’elle nous
communique cet amour attentif qui la conduit à parler et à agir au nom de ceux
qui souffrent.
Qu’elle nous aide à suivre son exemple en nous mettant
auprès d’eux.
Seigneur, écoute notre prière en
ce jour :
Nous te rendons grâce pour Marie,
Ta Mère et notre Mère :
Sa présence au milieu des autres
Nous invite
à ne pas fuir le quotidien.
Son action est un appel pressant
A donner et à nous donner
Pour la vie et le bonheur des
autres.
Sa foi nous encourage à
persévérer.
En ces jours où nos frères et
sœurs d’Haïti
Sont dans la souffrance et
connaissent la croix,
Nous nous unissons à eux par
l’offrande de notre vie,
Par le partage en participant aux
collectes.
Garde-nous, Seigneur,
De nous protéger par peur,
Et donne-nous l’audace
De faire couler dans les jarres de
l’espérance
Le
fruit de notre communion.
Amen !
Frère Henri
§
DIMANCHE 24 JANVIER 2010
***
« QUE TOUS SOIENT UN »
Ce dimanche
est consacré à la prière pour l’unité des chrétiens.
En réponse
à la prière du Christ « que tous soient UN »
les catholiques, les protestants, les orthodoxes sont vraiment invités à prier,
à partager, à faire un bout de chemin ensemble afin de devenir les témoins de
la Parole de Dieu
« A ce signe on reconnaîtra
que vous êtes mes disciples,
si vous
vous aimez les uns les autres ».
De
nombreuses initiatives de rencontres donnent espérance ; mais le chemin
est, sans doute, encore long…
L’évangile
de ce jour nous met en présence de Jésus qui proclame la Parole de Dieu dans la
Synagogue : « l’Esprit du Seigneur
est sur moi… »
Aujourd’hui, l’Esprit de Dieu
anime le cœur de ceux et celles qui,
dans le monde, donnent et se donnent au
service des plus pauvres, des plus démunis. L’entraide internationale, qui se
met en place autour d’Haïti en est un exemple parlant. En même temps, nous
sommes témoins, par les médias, de la force de la
prière, lorsque nous voyons les rescapés du tremblement de terre louer
Dieu pour la vie.
Dans un
petit éditorial du journal « La Croix», en date du 19 janvier, et, sous la
plume de Dominique Greiner,
nous lisons :
« En priant, les sinistrés expriment,
au cœur de la détresse
qu’ils
savent ne pas pouvoir compter seulement sur leurs propres forces…
la prière
du peuple haïtien déplace nos questions sur l’origine du mal.
Surtout, elle manifeste que
l’humanité n’est pas sans force ou sans ressources pour livrer le combat
spirituel contre le mal…/
… Et l’aide qui lui est apportée,
qui est déjà une réponse à ses prières,
révèle que seul
l’excès de bien peut vaincre l’excès de mal ».
Lorsque
l’apôtre Paul nous dit que « Nous avons été
baptisés dans l’unique esprit pour ne
former qu’un seul corps », il nous indique que le chemin de
l’unité des hommes entre eux, et donc des chrétiens, passe par l’accueil de la diversité, dans un respect mutuel qui est une expression de la charité fraternelle.
En ces jours, rejoignons, par la prière et par
nos gestes de pardon et de solidarité, tous les membres du corps de notre
humanité qui oeuvrent à la construction d’un monde où chaque personne trouve sa
place.
Que notre prière nous enracine
dans le cœur de Celui qui fait
notre unité,
Jésus ressuscité :
« Avec toi, nous prions,
Seigneur,
Pour que tous nous soyons unis,
comme tu l’es avec le Père.
Avec toi, nous prions, Seigneur,
pour ton Eglise,
Pour que le désir d’unité
jaillisse avec force,
Pour que l’unité ne soit pas
écartée comme inaccessible,
Ou voulue seulement en esprit,
sans être mise en pratique.
Nous partageons ta joie, Seigneur,
Toutes les fois que l’unité germe
dans ton peuple,
Toutes les fois que s’estompent les
différences confessionnelles,
Que s’approfondit l’échange
mutuel, et que le respect mutuel nous unifie.
Nous partageons ta joie, Seigneur,
Lorsque ton peuple vit dans
l’unité, accepte de partager sa maison, sa paroisse,
Son expérience de prière, de
fraternité, de témoignage ou de service,
Et réalise ainsi une unité
organique.
Avec toi, nous prions, Seigneur,
Pour que ta prière soit pleinement
exaucée,
Lorsque nous, ton peuple,
Ne serons plus qu’un avec toi et
ton Père ».
Révérend
John Young
En la semaine de prière pour
l’unité des chrétiens,
Frère Henri
§
DIMANCHE 31 JANVIER 2010
4° dimanche du temps ordinaire,
année C
***
***
En lisant et en méditant la
seconde lecture de la messe de ce dimanche (1° Cor 12,31-13,13), je me
suis souvenu de ce que me racontait une enseignante. Dans un dialogue avec les
enfants de sa classe, elle leur demandait, ce qui, pour eux, était le plus
important dans la vie. Alors les réponses avaient fusé, aussi diverses que les
visages et les expériences de vie : « avoir une belle voiture, me marier et avoir des enfants, avoir un bon
métier, une bonne retraite… » Et soudain un enfant des plus timides
s’était écrié : « Avoir une place dans le
cœur de quelqu’un ! »
Il avait
tout compris, cet enfant de chez nous, cet enfant du monde ! Il avait compris
qu’aimer et
être aimé, c’est vivre, tant il est vrai que
« l’amour attire l’amour », selon une expression de Ste Thérèse, ou
encore, comme on peut le chanter avec ce refrain :
« Aime, et tu sauras que
l’amour fait vivre,
Aime, et tu vivras, car aimer,
c’est vivre ! »
Que de
chansons d’amour s’expriment sur les planches des plus grandes scènes du monde,
comme des plus petites !
Que
d’expressions multiples et variées font chanter l’amour : du regard à
l’écoute, de l’écoute au partage, du partage à la communion, de la communion à
l’union la plus intime, tant de gestes discrets sont présence active d’amour
qui se donne, qui s’offre gratuitement ou s’accueille avec joie et simplicité.
Les récents
évènements d’Haïti
nous montrent que les élans de solidarité ne sont pas à mettre au crédit
du profit, mais tout simplement à celui de l’amour des autres. Récemment, dans une émission de
télé, nous avons entendu des journalistes nous dire que les Haïtiens avaient
besoin, certes d’eau, de nourriture, de maisons…mais aussi d’écoute, d’amitié,
de soutien moral, d’amour !
Ce message
a traversé les ondes. Il a pu rejoindre le cœur de chacun de nous et rendre
actuel la parole de l’apôtre Paul lorsqu’il écrit «
J’aurais beau parler toutes les langues
de la terre… si je n’ai pas l’amour je ne suis rien … », et le
très beau poème de l’apôtre qui décline en des mots de tous les jours les
qualités les plus simples et les plus nobles de l’amour, nous invite à faire un
pèlerinage dans notre cœur, car :
« L’amour prend patience,
l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ;
Il ne
se vante pas, il ne se gonfle pas d’orgueil ; il ne fait rien de malhonnête ;
Il ne
cherche pas son intérêt ; il ne
s’emporte pas ;
Il n’entretient
pas de rancune ; il ne se réjouit pas
de ce qui est mal ;
Mais il trouve sa joie dans ce qui
est vrai ;
Il supporte tout, il fait
confiance en tout, il espère tout, il endure tout.
L’AMOUR
NE PASSERA JAMAIS ».
Ce texte
est très souvent choisi par les jeunes qui se marient. Je leur propose de
traduire le mot « amour » par chacun de leurs prénoms. Alors « l’amour »
prend un visage et un cœur. Il devient souffle de vie… et si
nous remplaçons le mot « amour » par DIEU, nous entrons dans le cœur
de celui qui « n’est qu’amour », selon une expression chère à St.
Augustin.
Lorsque
l’amour fait silence, il devient prière, notre prière en ce jour, et pour
demain :
Ô Dieu, toi qui es Amour,
Remplis nos cœurs de la force
d’aimer au-delà de nous-mêmes :
« Aimer sans mesure, jusqu’à
la démesure »,
Aimer au cœur de nos vies
familiales,
Professionnelles, amicales,
ecclésiales.
Père, source d’amour, tu nous
donnes Jésus ton Fils et notre frère
Comme le plus beau cadeau
d’amour :
Nous te rendons grâce pour tant de
bonté !
Ton Esprit d’amour brûle nos cœurs
De l’amour qui vient de Toi,
Pour que, dans notre vie,
Tous nos gestes, toutes nos
paroles
Soient source d’amour. Amen !
Frère
Henri
§
DIMANCHE 7 FEVRIER 2010
5°Dimanche du temps ordinaire, année C
***
« DE LA PEUR à L’AUDACE »
**
Le travail missionnaire par des
engagements de solidarité, de proximité, d’accompagnement, d’enseignement, de
célébration, ressemble souvent à une sortie de nuit de pêche, avec des filets vides
!!! Ce fut l’expérience des apôtres rapportée dans l’évangile de ce
dimanche!...
Parents, éducateurs, ou toute autre
personne qui se dévoue au service des autres, ne sont pas épargnés de cette tristesse
de voir que leurs efforts sont parfois vains, et vides de tout réconfort.
Ici, ce
sont les enfants ou les jeunes qui prennent des chemins inattendus,
surprenants, indésirables aux yeux des adultes, là, c’est le peu d’enthousiasme
trouvé auprès de personnes sollicitées pour un engagement dans une association,
un mouvement, une aumônerie etc.…Ailleurs, les résultats escomptés après tant
d’efforts, de soins, de présence, de soutien, ne sont pas à la mesure du
dévouement, de la compétence acquise au long des années… et on pourrait
multiplier les exemples. Le résultat c’est que l’on est découragé et que l’on
en vient à se dire «A quoi çà sert tout çà ? Pourquoi se donner tant de mal ? » On rentre chez soi, en soi, et
le risque du repli dépressif est à la porte de l'esprit et du cœur…
Les apôtres ont connu cette situation:
« Maître,
nous avons péché toute la nuit sans rien prendre ». C’est la
reconnaissance des limites humaines, de l’impuissance face à l'ordre naturel,
de l’échec professionnel, de la peur collective…
Et l'incroyable se réalise: à un moment de
notre vie où nous pensons qu'il n'y plus rien à faire, sinon qu'à baisser les
bras, il se trouve alors souvent quelqu'un sur notre chemin. Avec la voix de la
confiance, cette
personne nous remet debout, nous relance sur les flots de la vie, nous redonne
courage et nous aide à partir au large de nos peurs, en laissant là
les filets de nos doutes, de nos découragements.
Que chacun de nous prenne le temps de Faire Mémoire
de tous ces visages, de toutes ces voix que nous avons rencontrés, et à qui,
nous devons d'être encore là !...
Telle fut l'expérience des apôtres : sur la
nuit de leur doute, une lumière a jailli. Mais elle a jailli au moment où
Pierre, ce costaud pêcheur, cet homme aux mains accrochées à ses
filets de travail, va reconnaître sa faiblesse et confesser son
découragement
C'est à ce moment là que Jésus
lui crie « Sois
sans crainte ! »
Ah
! Cette parole de Jésus est renversante, et elle s'adresse à chacun de nous,
comme à l'apôtre Pierre, comme à Marie ou à Joseph : c'est le même message,
l'amour chasse la crainte, et lorsque cet amour vient de Dieu, lorsque cet
amour c'est Dieu lui-même, ce qui nous paraissait jusqu'alors impossible devient
possible, car, nous dit l'apôtre « Rien
n'est impossible à Dieu. »
Remarquons qu'à chaque fois que Dieu dit à
quelqu'un « Sois sans crainte », Il l'investit aussitôt d'une
mission « Désormais
ce sont des hommes que tu prendras ».
Le
résultat de cette réelle aventure, de cette rencontre au cœur de
la peur, de la reconnaissance de sa faiblesse, et, de l'accueil de la force de
Dieu, c'est que nous
devenons capables de tout quitter et
de suivre Jésus…. encore faudrait-il prendre le temps de nous définir,
à nous-mêmes, ce que veut dire « tout quitter ».
Chacun de nous le fera dans son cœur et
continuera le chemin de sa vie avec la certitude que la parole de Jésus
« Je suis avec vous, tous les jours, jusqu'à la fin des
temps »
est toujours d'actualité !
Et maintenant, avançons en eau profonde,
allons au large de nous-mêmes
dans un élan de cœur à cœur avec le
Seigneur que nous prions:
Seigneur Jésus,
chaque jour
tu es là
attentif à
chacun de nos pas.
Tu sais que nous naviguons sur les
flots de la vie,
avec le
courage de nos habitudes, de nos certitudes.
Tu connais aussi notre faiblesse, nos
découragements
lorsque les
choses ne vont pas selon nos désirs ou nos attentes.
Pardonne-nous car nous sommes pécheurs.
Fais-nous entendre la voix de ton
appel: « Soyez sans crainte ».
Par la force de ton Esprit, nous
reprendrons la route
avec
confiance et courage,
avec
l’humilité et la joie
de te suivre
après avoir
laissé au port de nos vies,
les filets de
toutes nos peurs.
Dans l'accueil de ta Parole de
promesse:
« Je suis avec vous pour
toujours »
nous voulons
dire avec Toi, Jésus :
« Père, que ta volonté soit
faite ».
Amen !
Frère
Henri
§
DIMANCHE 14 FEVRIER
2010
6° dimanche du temps ordinaire
HEUREUX ! MALHEUREUX !
***
Tous les
chrétiens du monde reçoivent en ce dimanche la Parole de Dieu qui, en
alternance, se rythme autour « heureux… malheureux /…
heureux les pauvres… malheureux les riches…heureux vous qui avez faim maintenant…malheureux vous qui
êtes repus…heureux vous qui pleurez…
malheureux
vous qui riez… »
Tout en
écoutant ces paroles surprenantes, j’entends et j’écoute les cris des
malheureux de notre monde d’aujourd’hui,
Ceux de nos familles où la division fait éclater l’amour, et saigner, les cœurs blessés à tout
jamais…
Ceux de
tous les travailleurs, en recherche d’un emploi
qui redonne dignité et moyens de vivre, honnêtement…
Ceux des malades qui attendent la guérison, en se
battant sur un lit d’hôpital ou chez eux…
Ceux des personnes seules ou isolées par des situations sociales,
familiales, professionnelles, qui les enferment dans une solitude
décourageante…
Ceux qui
nous viennent des guerres, des famines, des cataclysmes…
Longue
est la litanie
qui donne au mot « souffrance » une réelle présence nous laissant
sans voix… et qui peut nous
révolter, nous mettre dans
l’incompréhension, au regard de l’Evangile de ce jour qui exalte le bonheur des
pauvres, de ceux qui ont faim, de ceux qui pleurent !...
Faut-il fermer ses oreilles pour
n’entendre que la Parole de Dieu,
et
laisser les cris d’aujourd’hui se perdre dans la nuit de l’indifférence ?
Faut-il n’entendre que les cris
d’aujourd’hui,
et
prendre comme dépassée la Parole de Dieu de ce dimanche ?
Aucune de
ces attitudes ne peut conduire au bonheur tellement cherché et attendu par
chacun de nous.
Les pauvres
de l’évangile ne sont pas les miséreux. Ils sont, dans toute la tradition
biblique, ceux qui ouvrent leur cœur à
Dieu, avec confiance, avec humilité…
ceux qui ont faim ce sont les
affamés de la Parole de Dieu donc de Dieu lui-même et qui, en conséquence,
le reconnaissent dans leur vie quotidienne …ceux qui pleurent ce sont ceux qui ne s’enferment pas dans leur
suffisance, mais qui se regrettent de ne pas aimer assez les autres et en
ceux-ci, Dieu lui-même...
Quand, nous
chrétiens, nous entendrons ces paroles dimanche, nous garderons les oreilles de
notre cœur ouvertes à Dieu. Qu’il ouvre pour nous un CHEMIN DE SAINTETE,
c'est-à-dire de pleine communion avec Lui, dans nos vies, par
notre fidélité à la prière, au partage, au
pardon, à la compassion… Ainsi, nous resterons attentifs aux cris des
malheureux de notre temps, ceux de nos familles, ceux que les médias nous font
entendre régulièrement…
A ces cris,
notre
réponse priante se fera supplication pour que le Seigneur change nos cœurs de pierre en cœurs
de chair, pour que son amour traverse nos égoïsmes, pour que notre indifférence devienne compassion, pour
Que la Joie d’Aimer et d’être
Aimé, dans le respect et la communion, devienne
La BEATITUDE
DE TOUTES NOS RENCONTRES.
PRIERE
***
Seigneur,
N’oublie pas le cri des
malheureux !
Dans ta bonté, ouvre nos
oreilles :
Qu’elles entendent ta Parole !
Dans ta tendresse ouvre nos
cœurs :
Qu’ils ne soient pas sourds aux appels
de notre monde !
Rends-nous attentifs et sensibles
Aux plus « légères modulations de
ta voix » !
Que la prière de ton Fils Jésus dans
le don de sa vie
Nous aide à
garder nos mains accueillantes à toute souffrance,
Et disponibles au soutien et au
partage qui fait vivre.
Par ton esprit, rends-nous capables de
relever et d’encourager
Ceux que nous rencontrons, qui sont
écrasés par le poids de la vie !
Que nos paroles soient tes
paroles créatrices de relations
fraternelles,
Paroles de consolation,
Paroles de guérison,
Paroles de réconciliation,
Paroles de communion
Paroles de béatitude de vie, de paix,
D’espérance, de foi et d’amour !
Amen !
Frère Henri
§
CINQ CHEMINS VERS PAQUES
1° chemin, 21 février 2010 : St Luc
4,1-13 :
EN MARCHE
Car’aime, route de Carême,
je t’aime Seigneur,
ou plutôt, je voudrais tant t’aimer !
Viens
en moi chasser la peur qui me paralyse,
qui m’empêche de faire confiance
et d’aller vers les
autres.
Viens
au secours de ma faiblesse.
Viens
au secours de ma tristesse.
Toi
qui prends soins des lys
et de la fleur des champs,
guide-moi sur le chemin de l’abandon,
sans condition.
Apprends-moi
à t’accueillir
dans l’évènement
imprévu.
Aide-moi
à te recevoir
comme un don non mérité,
le don de la gratuité
de ton amour.
Seigneur, merci ! Amen !
2° chemin, 28 février
2010 : St Luc 9,28-36 :
TRANSFIGURES
Choisis par Dieu,
bien-aimés de Dieu,
nous sommes transfigurés
dans la lumière de la foi,
dans la brûlure de l’amour,
dans la joie de l’espérance !
Nous voudrions planter trois tentes
sur le sommet de cette rencontre de
lumière,
mais tu nous demandes,
Seigneur,
de redescendre dans la vallée
de nos vies quotidiennes
afin de porter ta Lumière
à ceux qui sont dans les ténèbres,
ta joie à ceux qu’envahit la
tristesse,
à ceux que la souffrance défigure,
à ceux qui attendent une parole
d’amour :
attente d’affection, attente de
reconnaissance,
attente de tendresse.
Toi, Seigneur tu nous dis :
« Ce que vous voudriez que les autres fassent
pour
vous,
Faites-le pour eux » :
Marcher sur ce
chemin,
ne pas attendre pour donner et te donner. Amen !
3° chemin, 7 mars 2010 : St Luc
13,1-9 :
CONVERSION
Prendre
le chemin de la conversion :
changer son cœur de pierre en cœur de chair,
c’est l’invitation que Dieu nous fait
cette semaine !
Comme
nos vies ressemblent parfois
à des figuiers
stériles,
Seigneur,
prends patience avec nous !
Que
la force de ton Esprit nous aide
à changer nos cœurs !
Que
nos paroles parfois dures et offensantes
soient paroles de tendresse et de pardon !
Que
nos gestes d’impatience, de jugement,
de condamnation
se transforment en geste de compréhension,
de compassion, de soutien fraternel !
Que
nos cœurs fermés
sur nos soucis, nos peines, nos échecs
s’ouvrent à l’espérance
car toi Seigneur tu peux tout en nous.
Tu nous demandes simplement
de croire en ton amour,
d’accueillir ton pardon,
d’écouter ta Parole,
de vivre en fils
bien-aimés du Père
en vivant entre nous en frères !
Viens
changer nos cœurs de pierre
en cœurs de chair,
et nous chanterons :
« Gloire
à Toi, Seigneur : gloire à Toi » !
4° chemin, 14 mars 2010 : St Luc 15,
1-32 :
MISERICORDE
« Il
faut misère pour avoir cœur…
Que
peuvent savoir de la miséricorde
des matins
ceux dont les nuits ne furent jamais de tempête ou
d’angoisse ?»
Tempête,
Angoisse,
Blessure,
Nuit,
nuit, nuit !
Puis
brise légère de l’accueil,
paix de la rencontre,
guérison par le pardon,
miséricorde,
cœur de Dieu dans notre misère !
Baume
sur nos blessures,
calme après la tempête,
sérénité après l’angoisse !
Ô
Seigneur,
merci de t’user les yeux à ton métier de Père,
comme tu le fis pour le Fils prodigue
de l’évangile,
comme tu le fais pour le prodigue que je suis
et que tu reçois dans les bras
de ta tendresse infinie ! Amen !
5° chemin, 21 mars 2010: St Jean
8,1-11 :
JETER
LA PIERRE
C’est si facile de jeter la pierre aux
autres !
C’est tellement difficile de transformer
la pierre en fleur de pardon !
Quelle tentation de montrer du doigt
et de condamner l’autre !
Quelle forte invitation tu nous fais, Seigneur,
lorsque tu nous dis :
« Que celui qui est sans péché
lui
jette la première pierre ».
Et tu rajoutes :
« Revenez vers moi de tout votre cœur ».
Revenir vers Toi, Seigneur,
se savoir attendu, se savoir aimé,
se savoir compris sans qu’aucune
parole
ne
soit prononcée.
Revenir simplement, humblement, pauvrement,
en confiance en nous laissant
saisir
par ton regard de lumière,
de pardon et de paix,
sûr de s’entendre dire :
« Aujourd’hui, je veux demeurer chez toi ! »
Viens, Seigneur, viens nous sauver ! Amen !
§
DIMANCHE DE CARÊME
21 Février 2010
« TOURNES
VERS L’AVENIR »
Evangile de St. Luc 4,1-13
Au
bout du chemin des quarante jours de Carême il y a la porte du jardin de
Pâques.
Au
bout de notre marche quotidienne de la vie, accompagnée de joies et de peines,
de lumière et de ténèbres, il y a toujours la porte de la rencontre avec
quelqu’un capable de nous écouter, de nous redonner espoir, de nous
soutenir …de faire route avec nous !
En ce premier dimanche de Carême,
les chrétiens se mettent donc en marche vers Pâques. Pendant quarante jours, ils chercheront à
vivre dans la prière, le partage, le jeûne. Ces trois voies sont des
moyens pour se battre contre le Mauvais, le démon qui se met en travers du
chemin de Jésus, poussé au désert avant de partir en mission.
L’évangile de ce jour nous montre le
combat de Jésus pour la liberté, une liberté intérieure qui lui donne la force
de rester fidèle à la volonté de son Père.
Ces trois tentations, décrites par
l’évangéliste St.Luc peuvent être aussi les nôtres.
La première
prend Jésus pour un magicien : il doit transformer les pierres
en pain. Il peut nous arriver de prendre Dieu pour un magicien lorsque nous lui
demandons de nous remplacer dans nos responsabilités : Dieu vient
toujours au secours de notre faiblesse, jamais au secours de notre
paresse. Que de fois j’ai vu venir à Lisieux des jeunes au moment de leurs
examens demander à Dieu de les aider. Cette démarche est bonne dans la mesure
où l’on a travaillé, mais si l’on n’a rien fait de l’année, alors on prend Dieu
pour un magicien ! (ce n’est là qu’un
exemple !)
La seconde tentation
vient solliciter Jésus pour qu’il accède au pouvoir : « je
te donnerai tout ce pouvoir » à condition d’adorer le Tentateur, le démon.
Jésus déjoue cette offre en rappelant la Parole de Dieu « tu n’adoreras
que Dieu seul ». Elle est brûlante d’actualité cette
tentation ! Elle nous guette tous les
jours, tant le goût du pouvoir sur les autres nous attire ! Comme
il nous est facile d’adorer le dieu argent, le dieu puissance sur les autres…mais alors où est notre
liberté, notre capacité de résister ?... nous en trouverons la force dans l’écoute
de la Parole de Dieu.
La troisième
tentation nous montre Jésus refusant « d’user de son pouvoir pour se
protéger » alors que le tentateur le place sur le sommet du
Temple et l’invite à jeter en bas afin que les anges viennent le
soutenir !...Ici il s’agit de mettre Dieu à
l’épreuve et de lui demander de venir à notre secours lorsque par
prétention nous nous sommes engagés sur des routes à risques !...
En
ce début de Carême l’évangile nous invite donc à apprendre à « relire
notre manière de poser des actes et des choix à la lumière de la Parole de
Dieu »
Nous
pouvons humblement demander à l’Esprit Saint d’éclairer nos actes et nos choix
afin de devenir des hommes libres.
Cinq minutes pour Dieu par jour ne serait
pas du luxe, mais réponse à l’appel de Jésus « quand vous priez…
retirez-vous dans le silence de votre chambre et Dieu qui voit dans le secret
vous le revaudra ! »
Un geste de jeûne- non seulement au niveau
de la nourriture, mais aussi dans la décision de choisir entre des actes
inutiles, superflus et l’ouverture aux autres par une visite, un accueil…et
cela « dans le secret »…sans ostentation, mais fraternellement !
Le partage dans la solidarité avec des plus démunis :
en donnant un peu de notre salaire à la mesure de notre générosité, mais aussi
en donnant du temps à ceux ou celles qui attendent un geste de reconnaissance,
de soutien…de présence !...« Dans le secret ! »
Le temps du Carême n’invite pas les chrétiens à se montrer
en exemple, mais à devenir plus rayonnants de la Lumière de Celui qui les
habite et anime leur vie : JESUS VIVANT
PRIERE
*
Seigneur,
Viens libérer nos cœurs et nos vies
Des entraves qui nous lient à nos
habitudes égoïstes !
Eclaire-nous dans le choix de nos
actes !
Donne-nous la force dans la fidélité à
la prière,
Dans l’audace du partage,
Dans la discrétion de notre présence
aux autres !
Seigneur,
Aide-nous à regarder devant,
Ouvre les yeux de notre cœur
A la joie d’aller à la rencontre du
Ressuscité :
Il nous précède sur nos chemins de
vies,
Il nous attend au carrefour des
Ecritures,
Il nous donne le pain pour la route,
Il réchauffe nos cœurs endoloris,
Il nous appelle et nous dit :
« La paix soit avec vous…
N’ayez pas peur ! C’est
moi !
Je suis avec vous jusqu’à la fin des
temps ! » Amen !
Frère Henri
DIMANCHE 21 FEVRIER
2010
1er dimanche de CARÊME
NOTRE PERE,
« NE NOUS SOUMETS PAS A LA TENTATION… »
Si souvent nous faisons monter vers Dieu
cette demande !
Si souvent nous sommes en lutte avec de multiples
tentations !
Si souvent nous faisons les courses et notre caddy se
remplit de choses inutiles
(surtout au moment des promotions
ou des soldes !!!)
Si souvent nous nous battons contre nous-mêmes en nous
justifiant
« çà peut toujours servir !» disons-nous !
Les tentations
existent et elles ont la couleur de l’arc en ciel ou elles sont
comme les fleurs dans une jachère : c’est attirant, parce que c’est beau,
parce que c’est bon ou parce que c’est la mode, ou encore parce qu’on l’a vu à
la télé…
Tentation de vouloir tout, tout de suite,
et il n’y a plus de place pour la réflexion, le discernement avisé !
Tentation de
posséder davantage et alors de multiplier les achats et donc les
dépenses au détriment de l’essentiel !
Tentation
de vouloir toujours avoir le dernier mot sur tout ou d’avoir raison en
tout !
« Seigneur ne nous soumets pas à la
tentation », aux tentations que le monde met sous nos yeux, ou
que notre esprit est capable d’accueillir…Mais d’où viennent
les tentations ? De notre condition humaine et inconsciemment sans doute du désir d’être
comme Dieu ou d’être nous-mêmes des dieux… C’est bien ce que
Jésus a vécu, tenté par le démon qui divise l’être intérieur, qui fait éclater
l’unité de nos cœurs, qui nous ligote jusqu’à nous enlever la liberté de
penser, d’agir, de créer, d’aimer !
JESUS EST
DIEU,
sa résistance aux provocations
tentatrices du démon lui vient
de sa fidélité à la Parole de Dieu…
Face
à la tentation de vouloir posséder toujours plus,
Seigneur
« donne- nous notre pain de chaque jour », le pain du partage, du
respect des autres, du pardon, de l’amour offert gratuitement,
le pain de la foi en ta présence !
Face à la tentation de vouloir tout maîtriser,
Seigneur « délivre- nous du
mal » de ce mal qui ronge nos cœurs,
lorsque l’égoïsme nous enferme sur nos sécurités au risque
de ne voir les autres que pour les exploiter !
Face
à la tentation de nous mépriser et de mépriser les autres en les offensant par
nos paroles acerbes, nos regards malveillants, nos gestes méprisants,
« Seigneur pardonne-nous comme nous pardonnons… »
Les tentations
existent, le tentateur n’est pas un vain mot, une vedette de cinéma
de fiction. Jésus
l’a rencontré sur son chemin de mission. Nous le rencontrons sur nos
chemins de vie et de communion et la grande joie de
ce diviseur c’est de nous faire croire que
le bonheur est dans le pouvoir, dans
l’exploitation, dans le toujours plus, dans la prétention de tout savoir, dans
le mépris des petits… en un mot dans la mise à notre disposition de Dieu dont nous
déformons le visage en nous laissant prendre par les tentations ;
C’est
un combat permanent. La prière, le jeûne, l’ouverture aux autres dans le
partage, sont des armes efficaces contre les tentations… et l’Esprit Saint
appelé au secours de notre faiblesse, nous rend forts contre toute tentation.
Telle est la foi des chrétiens que nous sommes, heureux de
chanter
« La puissance du Seigneur se déploie dans la faiblesse
de l’homme. »
Dans
le désert de nos vies, s’il y a des tentations, il y a toujours un puits caché
et rempli de
l’eau vive de Dieu :
« SI TU SAVAIS LE DON DE
DIEU » qui nous dit en Jésus :
« JE SUIS AVEC VOUS JUSQU’A
Frère Henri
§
2° DIMANCHE DE CAREME
28 février 2010
St.Luc 9,28b-36
***
De la Montagne à la vallée…
Qui
a gravi le Mont Thabor, à pied, lentement au pas des pèlerins, ne peut oublier l’arrivée sur ce mont de
Et le silence !,
le silence ! Il faut l’écouter et entendre alors le chant de
l’essentiel qui vient de l’intérieur, comme s’il venait du Ciel,
avec la voix de Dieu qui dit « Celui-ci est mon Fils bien-aimé,
écoutez-le ». C’est la voix du Père qui nomme son Fils dans la
reconnaissance de sa paternité : « mon Fils bien-aimé ». La rencontre
est inouïe, semblable à celle qui peut nous saisir en présence d’un
grandiose paysage. Je me souviens alors de ce jeune, pleurant de joie sur la
neige, après une rude montée de plus de quatre heures, dans les Pyrénées. A ses
larmes de joie se mêlaient les mots de l’impossible « jamais maman va
croire que j’ai vu çà ! »…
Et pourtant, cette lumière qui enveloppe
Jésus dans la rencontre avec son Père, pose ses rayons sur les disciples,
témoins émerveillés à tel point, qu’ils veulent rester là : « dressons trois
tentes… » disent-ils au Christ en
lumière !
Mais on
ne s’installe pas sur les sommets.
On y puise
l’émerveillement de l’essentiel, la douceur de la lumière, la
fraîcheur de la brise légère, le repos après l’effort.
Il y a un peu de tout cela dans nos rencontres avec un ami, un
frère, une sœur, un amoureux, un mari, une épouse… unique rencontre qui fortifie, purifie des scories de la vie
quotidienne, nourrit pour la suite du voyage…
Là,
aujourd’hui, sur la Montagne de la Transfiguration, Jésus est dans la lumière d’une
vie reçue en plénitude de son Père, afin que nous croyions que DIEU EST AMOUR, que DIEU EST LUMIERE,
que DIEU EST NOTRE PERE, comme nous le
chantons si souvent.
Demain, sur la
Montagne du Golgotha, Jésus sera dans la
lumière d’une vie offerte à son Père, afin que nous croyions à DIEU FIDELE A SA PROMESSE dans l’envoi de Jésus de
Nazareth, son Fils bien-aimé, notre Sauveur et notre frère !
La redescente dans la vallée de nos vies,
comme pour les disciples avec Jésus, se fait à pas de silence, en laissant tous
ces évènements chanter dans nos cœurs.
Surtout,
ne pas éteindre la lumière qui nous a enveloppés de
sa tendresse… lors d’une rencontre avec un malade… transfiguré par notre présence affectueuse, avec
un enfant ou un jeune … transfiguré par notre
écoute aimante et notre soutien, avec une personne seule… transfigurée par notre visite, avec nos plus
proches… transfigurés
par notre attention permanente à leur vie !...
« Gardons nos yeux ouverts aux appels incessants
Comme cris à la vie que l’on sauve en aimant !
Un linge tissé d’amour peut sauver chaque jour,
Posons-le doucement sur les défigurés,
Regardons maintenant : ils sont
transfigurés ! »
(Fr.Henri dans « Un chemin
vers l’Essentiel »)
En ce dimanche de la Transfiguration, Frère Henri
PRIERE
Dieu Notre Père,
De la nuée ta voix se fait
entendre :
« Celui-ci est mon Fils, Celui
que j’ai choisi, écoutez-le ».
Nous te rendons grâce
Pour la voix de ton amour de Père
Qui nous donne Jésus ton Fils et notre
frère.
Tu nous invites à l’écouter.
Sa Parole est parole d’amour,
Elle est enveloppée de la lumière de
ta présence.
Chaque jour tu es là et tu nous redis
Que nous sommes tes enfants.
Dans le brouillard de nos vies,
Dans les ténèbres de nos cœurs,
Que la Parole de ton Fils
Que nous voulons écouter
Soit lumière sur nos routes.
Alors, transfigurés par la rencontre
de ton visage,
Nous redescendrons dans la vallée de
nos vies quotidiennes
Avec confiance et espérance,
Avec la joie de pouvoir chanter :
« Joyeuse Lumière, splendeur
éternelle du Père,
Saint et bienheureux
Jésus-Christ :
C’est Toi qui éclaires…c’est Toi qui
transfigures… »
Frère Henri
§
DIMANCHE 7 MARS 2010
3° dimanche de Carême
St.Luc 13,1-9
Aujourd’hui on s’inquiète face aux grands événements du
monde : guerre, famine, esclavage des enfants… et que dire de nos
questions lorsqu’arrivent les cataclysmes naturels
comme notre planète est en train d’en vivre actuellement ?
Les uns accusent
Dieu qui, alors, n’est pas bon et laisse les hommes s’entretuer,
s’exploiter ou mourir sous les décombres…les
autres accusent l’imprévoyance des
responsables, d’autres encore se réfugient dans le silence de la peur
ou la révolte des incompréhensions….Autant de réactions normales et qui
montrent que notre humanité,-nous-mêmes, sommes bouleversés…C’est aujourd’hui…
Mais hier, au temps de Jésus, les
disciples aussi s’inquiètent de la signification d’un récent massacre de
Galiléens par Pilate, tandis qu’ils offraient un sacrifice... Ils ne comprennent pas et pourtant ils
vivent avec Jésus !
Nous
sommes là au carrefour d’une grande question, celle du mal…
Jésus,
sans vouloir donner une explication théologique à l’énigme du
mal dans le monde, invite ceux qui
l’écoutent à
Alors, le message de ce dimanche est un
appel à vivre notre vocation d’homme FIDELE au
Créateur, parce que créé à son image et à sa ressemblance. Cependant
parfois, nous ressemblons au figuier de l’évangile qui ne porte pas de fruits,
et, que le propriétaire de la vigne veut couper et brûler…Mais le vigneron qui entretient les vignes
est habité par la patience du sage
et il vit d’espérance. Il conseille
au propriétaire de le laisser encore une année : « Seigneur,
laisse-le encore une année, le temps que je bêche autour pour y mettre du
fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir ».
Ainsi en présence des événements de nos vies quotidiennes, touchées
directement ou indirectement par la souffrance, le mal, nous cherchons un chemin d’espérance, de confiance. Jésus nous invite aussi à la patience dont un sage dit
« qu’elle est l’art d’espérer ».
Pendant ce temps, comme le vigneron
de l’évangile, nous allons travailler la
terre de notre cœur, la bêcher, la retourner l’amender avec l’engrais de la
foi, la pluie de la charité, le soleil de l’espérance, l’entraide et le soutien
fraternel. Nous allons nourrir notre vie
de la lumière de la solidarité, de
la force de la présence auprès de ceux qui sont dans le besoin… et les événements
récents liés à la tempête montrent combien les humains sont capables d’unir
leurs efforts en des gestes de partage et de communion…
Les chrétiens qui partagent la même
vie que les autres peuvent aussi nourrir
tous leurs efforts de leur attachement à
la Parole de Dieu et à l’Eucharistie qui ne nous offrent aucun avantage
matériel, certes, mais nous arrachent à l’étroitesse de nos faims.
Invités à avancer sur le chemin de
l’amour,
Vers le Dieu qui veut nous libérer de
toutes nos servitudes,
Unissons nos voix à celle de notre
Dieu et chantons :
« Si
tu dénoues les liens de servitude,
Si
tu libères ton frère enchaîné,
La nuit de ton chemin sera lumière de
midi... »
Frère Henri
PRIERE
3ème
dimanche de Carême
***
Seigneur notre Père,
En ton Fils Jésus,
Tu nous fais comprendre
Qu’au-delà de nos peurs,
Il y a la lumière de
l’espérance.
En ton Fils Jésus,
Tu nous montres
Qu’au-delà de nos doutes,
Il y a la force de la foi.
En ton Fils Jésus,
Tu nous assures
Qu’au-delà de nos solitudes
Il y a la joie de la
communion.
Seigneur notre Père,
Nous te rendons grâce
Pour ta patience envers
nous :
Elle est l’expression la plus
forte
Et la plus douce de ta Parole
Et de ton amour pour nous.
Donne-nous la simplicité
De vivre avec les autres
La grâce de ta patience,
La bonté de ta confiance,
La douceur de ton regard.
A toi notre Père,
Notre prière d’enfant.
Amen !
Frère Henri