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ET LA CHARENTE...
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| Au
douzième siècle, le vin d’Angoumois et de Saintonge était déjà apprécié
en Hollande, en Angleterre et jusque dans les pays scandinaves. La
partie de la production réservée à l’exportation était acheminée par
des barques à fond plat que l’on appelle gabares jusqu'à l’Atlantique
via le port de Cognac. |
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La
gabare visible au village de St-Simon a été construite
avec l'aide de l'Association "Saint-Simon Village Gabarier"
entretenant le souvenir des gabariers.
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| Ainsi
la Charente permettait de véhiculer le cognac, le papier fabriqué
dans les alentours d’Angoulême, et au retour de ramener à l’intérieur
du pays le sel de l’île d’Oléron, embarqué à Rochefort. |
| Ce
mode de convoyage a fait la prospérité de Saint-Simon, petit village
à deux kms de Bassac dont toute l’histoire s’est constituée autour
de son port sur la Charente et de ses gabariers. Cette prospérité
a vu son apogée au dix-neuvième siècle, avant de diminuer avec la
création de la ligne de chemin de fer Angoulême Cognac et le développement
du réseau routier. |
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Une
papeterie : Le papier sèche sur des étendages.
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Le
papier a été longtemps une des importantes activités économiques de
la région. Il fallait, bien sûr, un fleuve pour faire se mouvoir les
marteaux qui broyaient sans répit la matière première ; il fallait
aussi de l’eau pour blanchir et mouiller le chiffon qui allait devenir
parchemin. Pour les nostalgiques du papier tel qu’il était autrefois,
il existe encore non loin d’Angoulême un moulin qui fabrique le papier
d’après un vieux savoir-faire transmis de génération en génération.
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