|
|
 |
| LA
FONDATION |
|
L’histoire
de la fondation de l’Abbaye de Bassac nous a été transmise par une
charte
avec précision, malgré la distance qui nous sépare de sa construction.
Wardrade le riche, seigneur de Jarnac ainsi que son épouse décidèrent
dans les premières années après l’an mille d’ériger et de doter
un monastère.
"moi,
Wardrade, sus-désigné, je donne au Seigneur Dieu et aux dits habitants
du monastère Saint-Etienne de Bassac et à leurs successeurs, à
perpétuité, ma forêt de Marive, prés, boqueteaux et jardins, eaux
et moulins, et tout ce qui l’entoure et m’appartient. De même,
le bourg où est situé le monastère et toute la terre qui l’environne,
paroisse et dîme, les revenus, toutes les coutumes, les maisons
(...). "
|
|

Base
du
clocher, encore intacte, édifiée
par Wardrade
|
Wardrade
a signé cette charte à Rome où il
s’était rendu avec son épouse Rixendis en présence de Guillaume
Taillefer comte d’Angoulême. Ce sont vingt moines bénédictins de
Saint-Cybard, l’abbaye carolingienne au pied des murs d’Angoulême,
qui viennent peupler le nouveau monastère sous la direction d’Aymard,
premier abbé du lieu.
|
|
L’église
est dédiée à Notre-Dame, saint Etienne premier martyr et aux saints
apôtres Pierre et Paul. Sont présents à cette cérémonie, Grimoard,
Evêque d’Angoulême, Islo, Evêque de Saintes (diocèse de la nouvelle
abbaye) et Wardrade le comte de Jarnac, ainsi que son épouse.
|

Vue
du mur sud de l'église, donnant sur le cloître. Il
est contemporain de Wardrade
|
| L’année
2003, l’Abbaye de Bassac a pu compter mille ans d’existence. Reste
de cette époque les murs nord et sud de l’église. Son fondateur n’aurait
pu avoir meilleure postérité... |
|