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LES
GUERRES DE RELIGION .
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La
France est traversée au XVIème siècle par de nouvelles violences.
La Réforme protestante entraîne dans son sillage des hommes puissants
tels que Louis Ier de Condé et les trois neveux du connétable
de Montmorency, Chatillon, d’Andelot et bien sûr Coligny. En face,
les Guise rallient eux aussi des troupes pour s’opposer à ce courant.
Tous se livrent à une lutte d’influence auprès de la monarchie,
et s’efforcent d’imposer leur « religion » le plus souvent à n’importe
quel prix.
Les
massacres de la Saint-Barthélémy et de la Michelade à Nîmes montrent
jusqu’où l’on peut aller dans le fanatisme et le rejet de l’autre.
Cette guerre civile est aussi meurtrière pour l’art que pour les
hommes. La haine des huguenots pour tout ce qui représente la
religion papiste, les fait détruire inconsidérément sculptures,
reliques, objets du culte et brûler les églises sans souci de
leur valeur historique (concept inexistant à l’époque) ou artistique.
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Calvin
fit un séjour à l'abbaye de Bassac avant que la guerre
civile ne soit commencée. |
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A
quelques centaines de mètres de l'Abbaye, s'élève
la Pyramide de Condé, commémorant sa mort lors de
la bataille de Jarnac
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L’Abbaye
de Bassac n’est pas épargnée par ces événements. Jean V Chabot de
Jarnac qui est nommé en 1562 abbé commendataire de Bassac a fait
partie pendant un court moment du mouvement huguenot, avant de revenir
dans le giron de l’Eglise catholique, ce qui a excité la fureur
de ses anciens amis réformés. Aussitôt les hostilités déclarées,
le monastère est saccagé, les livres, les stalles, le mobilier sont
brûlés, les deux voûtes occidentales de l’église s’effondrent. Les
moines qui sont pris sont torturés et massacrés. |
| Le
13 mars 1569, une deuxième épreuve attend l’abbaye. La bataille
dite de Jarnac qui oppose les troupes royales sous les ordres du
duc d’Anjou, futur Henri III et les Réformés qui ont à leur tête
le Prince de Condé, va se dérouler à quelques centaines de mètres
de Bassac. La veille du combat, l’abbaye se transforme en refuge
pour une partie des troupes de Condé et la « ville » est mise en
état de siège par l’armée du duc d’Anjou. Le lendemain, le combat
a lieu entre Triac et Bassac et les protestants sont défaits. Condé
y trouve la mort, assassiné par un gentilhomme gascon Montesquiou
alors qu’il s’était rendu à ses ennemis. Un monument en garde le
souvenir encore maintenant, à l’endroit où se trouvait le champ
de bataille. |

Détail
de la Façade de l'église : les éclats sont
dus aux décharges de mousquetterie du 13 mars 1569
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| Bassac,
à l’époque, ville fortifiée voit ses murailles abattues et ses fossés
comblés. Des moines et des habitants du village sont tués ou faits
prisonniers par l’armée protestante. Le cloître est pratiquement
détruit et la façade de l’église abbatiale est criblée par les tirs
de mousquets dont les traces sont encore visibles actuellement.
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