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BASSAC ET
LA RÉFORME DE SAINT MAUR
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L’abbé
Jean V meurt trois ans après ces carnages. Ses successeurs devant
la tâche à accomplir tentent d’arrenter les forêts leur appartenant,
mais pour cela il leur faut l’aval de l’évêché de Saintes qui
envoie en 1636 des enquêteurs visiter les lieux. Grâce au procès
verbal qui est alors dressé, nous savons dans quel
état se trouve le monastère et dans quelles conditions y vivent
les moines.
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Blason
de la Congrégation bénédictine de Saint-Maur
: On y reconnaît la couronne d'épines et les trois
clous de la Passion.
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"Sommes entrés dans la
nef de laditte eglize où il y manque la porte de l’entrée de ladicte
eglize. Laquelle nef nous avons trouvée toute descouverte, et
deux des voultes les plus proches de la grande porte rompues et
renversées par terre.(...). Avons veu pareillement le lieu où
nous a esté dit quy souloit autresfois estre les dortoirs desquels
il ne reste que quelques murailles."
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Portes
disparues, murailles détruites, voûtes tombées ou percées, la
plupart des pièces encore habitables n’ont plus de planchers,
juste des poutres et des soliveaux. Les moines vivent dans les
ruines en attendant qu’un nouveau bâtiment soit construit. Cependant,
il faudra attendre 1666 pour que l’abbé commendataire alors en
place Victor Augustin Méliand, aumônier de la reine aidé de Dom
Hillairet Abbé régulier de Bassac affilie l’abbaye à la nouvelle
Congrégation bénédictine de saint Maur, qui a en partie pour
vocation de rénover les bâtiments religieux tombés en désuétude
ou détruits par les guerres. Ils ont leurs propres architectes.
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Les
stalles de l'Abbaye sont l'oeuvre des Frères mauristes
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L'escalier
ouest de l'abbaye ; une création des mauristes, moderne
et pleine de dynamisme dans sa structure.
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C’est
alors une nouvelle naissance pour l’abbaye. Les plans de la reconstruction
sont faits par Dom Robert Plovier, un frère mauriste itinérant spécialisé
dans la restauration des édifices de la congrégation. Les voûtes
de l’église sont reconstruites ou rénovées, les bâtiments de même
avec un soin particulier : restaurer tout ce qui peut l’être, respecter
le passé architectural du bâtiment, et innover seulement dans le
cas où la construction changeant d’office permet d’envisager de
nouvelles figures architecturales. |
C’est
ce qui arrive par exemple avec l’escalier occidental de l’abbaye
qui est une construction pleine de dynamisme et d’originalité et
méritant le déplacement.
Les Mauristes vont
occuper l’abbaye jusqu'à la Révolution et les abbés successeurs
de Dom Méliand continuent la réfection des bâtiments de 1666 à 1715
meublant l’église avec les stalles
(1701), le
lutrin (1709), des tableaux, accroissant la bibliothèque etc...
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